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Il est de notre devoir de bien vous informer sur le bronzage en cabine

À la Découverte des bienfaits UV

Originaire d'Afrique tropicale, l'homme a évolué en harmonie avec le soleil puis s'est mis à voyager sur toute la terre. Dans les plaines africaines, la pigmentation de sa peau était élevée afin de la protéger d'éventuels dommages. Les chauds rayons UVB du soleil tropical pénétraient ainsi l'épiderme afin de produire la quantité requise de vitamine D.

Lorsqu'il a quitté l'Afrique pour aller vivre en Asie et en Europe, l'homme a vu son épiderme pâlir de façon à mieux absorber les rayons UVB plus rares tout en maintenant une certaine protection contre les effets nocifs de la radiation ultraviolette. Jusqu'à ce qu'il s'installe dans le Nouveau Monde et en Australie, l'homme a généralement vécu où sa peau était adéquate pour capter le rayonnement UV ; toutefois, dans les latitudes nordiques où il est impossible de produire de la vitamine D en hiver, les populations s'en remettaient à un régime riche en poisson pour combler ce déficit.

Avant l'arrivée de l'ère industrielle, l'homme passait la plupart de son temps à l'extérieur à chasser, cueillir ou travailler la terre, vivant toujours harmonieusement avec le soleil. Cependant, aux 17e et 18e siècles, la croissance économique entraîna une nouvelle tendance : la peau blanche. En Europe du Nord, on associait les gens au teint blafard à la noblesse. Au détriment de leur santé, ces bourgeois vivaient davantage à l'intérieur, développant à leur insu des maladies générées par leur carence en vitamine D. Au 19e siècle, l'exposition solaire était prescrite pour traiter le rachitisme, la tuberculose et le lupus, bien qu'on ait dû attendre jusqu'au 20e siècle pour que la vitamine D soit isolée et identifiée. Le rôle bénéfique de la vitamine D dans l'absorption du calcium et de la minéralisation osseuse a été découvert dans les années 1960 ; sa capacité à réduire les risques associés à divers cancers a été reconnue dans les années 1980 puis son pouvoir protecteur des maladies auto-immunes (ex. sclérose en plaques) au cours de la décennie '90. Grâce à Coco Chanel et l'été qu'elle a passé sur un voilier au large de la Côte d'Azur dans les années '20, le bronzage est devenu à la mode et a connu une forte popularité jusqu'au début des années '80, alors que les dermatologues ont entrepris d'aviser le public de fuir les expositions solaires de sorte à éviter cancer de peau et mélanome. À l'aube du 21e siècle, les effets bénéfiques des rayons UVB et de la vitamine D qu'ils produisent sont reconnus pour combattre un nombre considérable de maladies.

Les scientistes évaluent alors les doses requises d'exposition pour réduire les risques de cancer et suggèrent que les recommandations émises par les organismes de santé publique en matière de radiation UVB et de vitamine D sont insuffisantes pour assurer une santé optimale.

Bien que l'homme ait évolué en harmonie avec le soleil, le balancier oscille depuis un siècle entre embrasser le soleil ou le fuir.